|
|
 |
 |
 |
 |
|
|
|
|
| |

TROIS QUESTIONS A BERTRAND MOUGIN, DE L'IRMA
|
| |
|
|
|
 |
|
 |
|
Les stages de formation de la Fondation
CMA (édition musicale, management, contrats) rencontrent
un grand succès auprès des artistes. Depuis leur lancement,
une collaboration très fructueuse s'est instaurée
avec l'IRMA, le Centre d'information et de ressources sur les musiques
actuelles, qui accomplit un travail similaire auprès des
artistes français.
Bertrand Mougin, responsable de ce domaine à l'Irma, s'exprime
sur le sujet.
- Acquérir une formation générale sur
les règles qui régissent le milieu artistique, est-ce
indispensable pour un artiste?
- C'est un passage important: comprendre le contexte social et
économique dans lequel on évolue en tant qu'artiste
aide à construire sa carrière. Il ne s'agit pas de
devenir avocat ou spécialiste du droit du travail, mais de
s'informer comme tout travailleur et le cas échéant
de pouvoir se défendre. Car les problèmes dans ce
secteur sont plus complexes qu'ailleurs. Même pour dialoguer
avec un avocat, un minimum de connaissances est indispensable.
- Quel est l'importance de ce travail à l'IRMA?
- Nous touchons des artistes, mais également des managers,
des éditeurs, des producteurs. Par an, environ 300 personnes
à Paris et un nombre semblable en région et à
l'étranger. Nous proposons soit des petits modules qui s'intègrent
à des cycles de formation, soit des formations longues (1000
heures) avec stage pratique à la clé.
- Quelle impression retirez-vous de votre travail en Suisse
romande?
- Nous avons rencontré un excellent accueil, et une très
grande réceptivité, qui tient probablement à
la rareté d'une telle formation dans cette région.
Cet intérêt tient probablement aussi au fait que, à
travers les cours, nous apportons notre connaissance du milieu français,
donc des moyens de développer les relations des artistes
qui suivent ces formations. Enfin, les formations ne sont pas que
théoriques, elles visent à faire comprendre comment
fonctionne le milieu. C'est pourquoi nous proposons des intervenants
qui sont à la fois sur le terrain et qui, en même temps,
ont un certain recul et peuvent donc apporter une réflexion
sur leur travail."
|
|
|
|